Le frelon asiatique continue de menacer ruches et pollinisateurs, mais une solution artisanale fait parler d’elle : le Hornet Trap’Er d’Étienne Martin. Conçu par un dessinateur devenu apiculteur, ce piège sélectif, facile à construire et diffusé en open source, a permis de réduire la pression autour de ruches locales. Cet article explique comment il fonctionne, comment le fabriquer chez soi avec des matériaux de récupération, et pourquoi des alternatives comme VespaCatch ou Vespaway sont aujourd’hui citées dans les ruchers comme solutions complémentaires.
Comment fonctionne le piège à frelon asiatique d’Étienne Martin : mécanique simple, efficacité prouvée
Le principe du Hornet Trap’Er repose sur une mécanique de dissuasion et de capture ciblée. Un grillage placé juste devant l’entrée de la ruche module l’accès : l’abeille sort, le frelon tente l’attaque et se faufile dans une petite cage où il s’épuise et meurt en quelques heures.
Cette sélectivité est la force du dispositif : il est pensé pour ne pas piéger d’autres insectes pollinisateurs, contrairement à certains modèles commerciaux. Les plans étant partagés librement, l’appareil se décline facilement et fait écho à d’autres solutions du marché, de l’Api Piège aux systèmes EcoPiège et Bionéo Frelon.
| Élément | Rôle |
|---|---|
| Grillage frontal | Bloque l’attaque directe et canalise le frelon dans la cage |
| Bois non traité | Structure légère et durable, non toxique pour les abeilles |
| Cage interne | Piège mécanique où le frelon s’épuise |

La genèse du Hornet Trap’Er : du dessin à la ruche, une démarche intuitive
Étienne Martin n’était pas apiculteur à l’origine : il illustre la revue L’Abeille de France et, pendant trois ans, il a étudié pour dessiner correctement ses sujets. Cette documentation l’a conduit à installer une ruche dans son jardin et à constater rapidement l’ampleur du problème.
Dans son village de Loire‑Atlantique, la pression a été telle qu’en été 2023 il a observé jusqu’à 20 frelons tournoyer autour de ses ruches. Craignant pour ses quatre colonies qui produisent environ 9 kg de miel par an, il a conçu un filet mécanique qui empêcherait les attaques répétées sans nuire aux abeilles.
| Période | Résultats observés |
|---|---|
| Août – Novembre (période de piégeage) | 570 frelons capturés autour des ruches d’Étienne |
| Hiver | Seules les reines survivent en cherchant à s’abriter ; les autres meurent quand la température passe sous 13 °C |
Fabriquer votre Hornet Trap’Er : matériaux, étapes et astuces de bricoleur
Le piège se réalise principalement avec de la récupération : bouteilles en plastique pour certains éléments secondaires, du bois non traité pour l’armature, et un grillage adapté pour la cage. L’objectif est de réduire les coûts et d’éviter les produits chimiques.
Pour les bricoleurs novices, quelques ressources pratiques aident à éviter les erreurs d’outillage et d’assemblage. Par exemple, ce guide sur les erreurs courantes à propos de la caisse à outils vous éclaire sur les outils indispensables : 5 erreurs qu’on fait tous avec notre caisse à outils.
Si vous vous interrogez sur le principe général des pièges d’insectes (logique d’attraction, appâts, etc.), un article détaillé sur le fonctionnement des pièges à moustiques peut aussi fournir des idées transférables : piège moustique fonctionnement.
Astuces pratiques et alternatives : quand choisir VespaCatch, Piège TrapMe ou Protec’Nid ?
Le marché propose plusieurs options : certains apiculteurs préfèrent des solutions commerciales comme VespaCatch, Piège TrapMe ou Protec’Nid pour leur facilité d’usage. D’autres, soucieux d’autonomie et de coût, adoptent l’approche open source d’Etienne Martin Solutions.
Pour évaluer coût et mise en œuvre, comparez le temps de bricolage et le budget : on trouve des outils de devis et d’estimation qui aident à chiffrer un projet de protection de rucher, par exemple Devis Habitatpresto.
Point d’attention : l’efficacité d’un dispositif dépend du positionnement et de la régularité du piégeage. L’usage combiné de plusieurs méthodes (pièges sélectifs + bonnes pratiques apicoles) donne souvent les meilleurs résultats. Rappel pratique : les frelons meurent en hiver sauf les reines qui hibernent — anticiper la saison est crucial.
Résultats concrets et retours d’expérience : pourquoi le piège attire l’attention en 2025
Les chiffres parlent pour eux : entre août et novembre, la capture de 570 frelons autour des ruches d’Étienne a permis aux abeilles de reprendre leurs sorties normales. Les tests menés par des ruchers comme la Ferme du Saut du Loup en Île‑de‑France ont confirmé l’efficacité sans capture massive d’autres insectes.
Face à ces résultats, des structures institutionnelles et associatives s’y intéressent, sans pour autant voir une commercialisation immédiate : Étienne partage ses plans gratuitement sur son site pour favoriser la diffusion locale et collaborative.
| Critère | Observation |
|---|---|
| Sélectivité | Piège principalement ciblé sur le frelon asiatique, peu d’impacts sur les abeilles |
| Coût | Faible si matériaux de récupération ; alternatives commerciales plus onéreuses |
| Diffusion | Plans open source et partage communautaire |
Vous hésitez encore entre construire votre propre piège ou opter pour une solution clé en main comme Stop Asian Hornet ou Vespaway ? Pensez aux aspects pratiques : disponibilité, maintenance et impact local. Pour les questions de coûts liés à la lutte contre les nuisibles, ce guide général peut aider à y voir clair : Combien coûte une dératisation.
Enfin, si l’aspect bricolage vous intrigue, des tutoriels sur la pose de structures en bois ou la réalisation de petites constructions donnent de bonnes bases : installer une terrasse en bois et coller du marbre (adapter la méthode aux colles et matériaux) offrent des repères techniques.
Partagez vos retours : avez‑vous testé le Hornet Trap’Er ou une solution comme Protec’Nid ? Vos expériences locales aident la communauté à affiner les pratiques de piégeage et à protéger nos abeilles.





